Les écrits d'Eliane
Miroir de mon âme
Le soleil donne une couleur intense au feuillage qui se reflète dans l’eau.
Le ciel est bleu, traversé par quelques nuages cotonneux.
La surface de l’eau scintille. Elle est calme et me rend paisible.
Fixer ce moment.
Ne rien perdre de cette vision enchanteresse.
Tout passe : les feuilles tomberont, le ciel s’assombrira.
L’eau deviendra grise et terne.
Tout passe mais la vie est là.
Au printemps l’arbre verdira. Le soleil reviendra, et les yeux fixés vers le ciel,
je verrai passer les nuages.
Mes pensées ne sont pas des faits, ce ne sont que des pensées,
que je laisse passer, comme les nuages dans le ciel.
Et là, à nouveau je peux contempler la beauté de ce paysage :
l’arbre, l’eau et le ciel, et écouter le silence.
Eliane C. ©
Simplicité
Il est 20h, l’heure où les couleurs sont si belles : la mer et ses nuances de bleu et de turquoise, la barque orange du pêcheur … des vagues arrivent doucement sur le sable, et y tracent des stries. Les mouettes déploient leurs ailes en un vol haut et sûr dans un ciel d’azur. Eparpillées ça et là, des maisons blanchies à la chaux, aux portes et fenêtres bleues. Un peu plus loin, un champ d’olivier où le thym développe sa senteur.
Attaché à un arbre, un âne attend son maître. Le chant des cigales emplit l’air. Maintenant, c’est un troupeau de mouton qui s’étale devant moi.
Tout ici respire la sérénité, la pureté, la simplicité, loin des contraintes de notre quotidien, hors du temps. Temps qui m’est donné pour me ressourcer, pour tourner mon regard vers l’intérieur de mon être.
Eliane C. ©
Pension Karina
Un mur blanc, orné d’un bougainvillier éclatant nous indique que nous sommes arrivés à destination : Pension Karina. La maîtresse des lieux ouvre la barrière en bois et nous accueille sur les marches de l’escalier en pierre.
Instantanément la chaleur de l’accueil est en accord avec l’air du temps et du lieu : nous sommes à Skyros, une île des Sporades.
Ce qui frappe en arrivant, c’est ce village qui s’étale sur une face de la montagne rocheuse, comme de la peinture qui s’écoulerait sur la toile de l’artiste.
Mais maintenant, découvrons cet endroit où nous allons séjourner pour nous y reposer, ressourcer, et oublier notre quotidien.
Au bas de l’escalier, sur notre droite, une maison blanche abrite la cuisine. Le plus jeune des trois chats est allongé sur le sol de pierre, les deux pattes de devant droites en avant, dans une position d’abandon nonchalant et confiant.
Devant la cuisine, une tonnelle recouverte de ce magnifique bougainvillier aperçu en arrivant.
Nous sommes face à un jardin où se côtoient les citronniers, orangers, figuiers, poiriers, pruniers, abricotiers et les fleurs, ainsi que des herbes guérissantes : aloé, verveine, romarin, oregan, marjolaine.
En longeant le jardin, nous découvrons une suite de maisonnettes aux murs blancs avec portes et volets bleu ciel.
L’avant-dernière porte nous fait entrer dans un intérieur bleu clair et blanc, sobre, pur, avec ici et là une touche discrète et de bon goût : une petite lampe avec un abat-jour rétro en verre coloré, des rideaux blancs brodés au point de croix, une commode avec un miroir : lignes simples et harmonieuses.
Entre la maison et le jardin, une tonnelle longe le passage.
La vigne y est généreuse et laisse tomber des grappes. La fraîcheur et l’ombre qu’elle offre invitent à la lecture et la rêverie.
Le bruit de la circulation sur la route toute proche nous rappelle à la civilisation.
Au loin, le chant du coq nous surprend à toute heure du jour et de la nuit parfois.
Celui des cigales emplit nos oreilles et nous rappelle qu’il fait chaud.
Matin et soir, les moutons dans le champ du voisin signalent leur présence. Un âne se fait également entendre.
Douce quiétude….mon regard suit un papillon qui voltige en des cercles de plus en plus larges avant de disparaître.
Eliane ©
Lumière sur les flots
Dans le ciel, des nuages blancs amoncelés par endroits, ou qui s’effilochent comme de l’ouate, laissent apparaître un ciel d’azur.
Les rayons du soleil caressent les rochers qui émergent des flots.
Transparence de l’eau, franges d’écume traversées de part en part par la lumière – scintillements qui contrastent avec la pierre sombre.
Rien n’est statique : les nuages avancent très vite, l’eau est entraînée dans des vagues qui déferlent vers le rivage.
Les rochers sombres, eux, restent immobiles et ne changent pas, posés là comme les moments difficiles dans une vie. La lumière sur leur surface en adoucit la vue.
L’eau, elle, se faufile, s’écoule, contourne ou franchit les obstacles. Elle se laisse baigner et transpercer par la lumière. Les nuages passent et laissent un ciel pur et serein.
Il émane de cette photo une impression de force, de puissance et de beauté.
Elle me rend consciente de l’impermanence de toute chose : les jours gris ne demeurent pas.
C’est le triomphe de la vie par la lumière, renaissance qui nous pousse à accueillir le monde avec les yeux d’un enfant : tout est neuf et incite à la curiosité et la découverte. Pas de préjugés, pas d’anticipation, pas de crainte, mais la confiance de l’enfant qui a mis sa main dans celle de son père. »
Eliane C. © 02.12.07
© 2006-2008 EQUILIBRE, cabinet de naturothérapie
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01 Mars 2006 à 10:54 dans
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